De l’Irlande au Kentucky, nos foyers respectifs, Aung San Suu Kyi apparaît comme une icône moderne du courage politique. Toutefois, en dépit du respect dont elle jouit, elle reste prisonnière dans le pays où elle a passé la majeure partie de sa vie d’adulte à se battre pour la démocratie. Les abus contre les Droits de l’homme commis par la junte qui contrôle la Birmanie sont encouragés par ceux qui préfèrent ne pas regarder la question en face.
Aung San Suu Kyi a été arrêtée avec des compagnons démocrates le 30 mai par le pouvoir birman et elle n’est sortie de prison pour être placée en résidence surveillée que depuis septembre pour subir une importante opération chirurgicale. Le pouvoir birman ne peut pas se permettre qu’elle meure, contrairement aux 1500 autres détenus politiques.
L’arrestation a été condamné internationalement, y compris par l’ASEAN, et les États-Unis et le Japon ont même pris des sanctions économiques. Cela reste cependant insuffisant. La Birmanie doit être une priorité de l’administration Bush et Colin Powell doit en discuter avec tous ses homologues dans le monde. L’Europe doit adopter un ton plus ferme durant la présidence irlandaise. Kofi Annan doit travailler avec les pays voisins de la Birmanie pour faire libérer la prix Nobel et le Conseil de sécurité doit décider de sanctions économiques. Enfin, et surtout, les gens ordinaires doivent faire pression sur les États et les entreprises qui soutiennent le régime.